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Signaler les communications en magasin

Originally posted on Hortensius:

La communication des documents en magasin s’inscrit dans ce qu’il y a de plus « pratique » en bibliothèque : il faut signaler la disponibilité d’un document à un usager, soit d’une façon non habituelle pour l’usager (dans les bibliothèques universitaires et municipales, en général), soit de façon courante, lorsque la plupart des documents est stockée en magasins. Cette communication est effectuée lors d’horaires dédiés, habituellement moins étendus que les horaires d’ouverture. Lorsqu’il s’agit d’une bibliothèque patrimoniale, il est souvent nécessaire d’effectuer la demande la veille. Ce processus est généralement effectué par des agents sur des plages spécifiques. Mais le signalement est différent selon les bibliothèques.

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Bibliosources revient bientôt

Bonjour,

Je rejoins le 1er octobre la Bibliothèque Mazarine, en qualité d’assistant chargé de maintenance et de développement en informatique documentaire.

A ce titre, il y aura certainement matière à alimenter « Bibliosources ».

Jeremy

Une brochure pour connaître l’offre de formation de l’ABES

Originally posted on ABES le blog de la formation:

Brochure "Comment se former aux applications de l'ABES ?"

L’Agence bibliographique de l’enseignement supérieur n’est pas un organisme de formation, comme les CFCB ou l’Enssib. C’est un établissement public à caractère administratif, et sa mission première est de mettre à disposition de la communauté universitaire et de recherche des outils et des services documentaires.

Cependant, dans le cadre de l’accompagnement proposé autour de ces outils, elle propose des formations, destinées à la seule communauté pré-citée.

Parce que cette offre de formation est disséminée sur plusieurs pages distinctes du site web de l’ABES (« Sudoc > Se former », « Thèses > Se former » ou « Calames > Se former »), le pôle Formation-documentation a souhaité réaliser une brochure récapitulative, synthétique et pratique.

Elle est avant tout destinée aux correspondants-formation des établissements documentaires, aux collègues travaillant dans les CFCB et, bien sûr, aux personnels des établissements membres de nos réseaux, qui sont de potentiels stagiaires.

Les pages intérieures dressent un récapitulatif complet…

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La carte documentaire francilienne au défi du service de réponse à distance

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Say what? (Marco Bellucci, Flickr Creative Commons)

Prolongeons donc la réflexion commencée sur le billet « Idem velle, ac idem nolle ». Temporisons un peu.

J’y relatais la difficulté de mue dans le cas de certains établissements s’adressant en particulier à un public de doctorants et de chercheurs. Cette carte ne me semble pas aussi complexe tant dans le cas des services de réponse à distance universitaires de province (le politiquement correct voudrait ici qu’on dise « région ») où les SCD sont à peu près sur un pied d’égalité au face à leurs publics captifs, que dans le cas des services de réponse à distance dédiés aux bibliothèques territoriales.

Parmi ces établissements, on trouve la BIU de la Sorbonne (rebaptisée à l’occasion de la réouverture imminente du bâtiment rue Saint-Jacques « BIS »), la bibliothèque de la FMSH, la bibliothèque de Sciences Po, la BDIC (Bibliothèque de documentation internationale contemporaine). Il s’agit là d’institutions ayant une longue « tradition » historique de l’accompagnement des chercheurs dans leurs requêtes documentaires. En outre, leur autorité sur certains domaines est indiscutable puisque trois d’entre eux sont CADIST (antiquité, histoire médiévale et moderne, géographie pour la Sorbonne, relations internationales pour la BDIC, et science politique… pour la bibliothèque de Sciences Po Paris).

Dans l’un des établissements sus-cités, nos collègues ont misé totalement sur la communication autour du SRV mutualisé Rue des facs : marque-pages, affiches, recommandation orale… Las, cet établissement n’a reçu via le service mutualisé qu’une dizaine de questions de ses propres lecteurs en 3 ans. En revanche, sa contribution et son expertise sont fort appréciées lorsque le lecteur n’est pas un fréquentant. Je ne parviens pas à envisager une manière de résoudre ce qui s’apparente là à une quadrature du cercle  : ni le SRV mutualisé ni le service maison d’accompagnement à la recherche trouvent un réel positionnement auprès du public académique considéré comme le plus exigeant, mais aussi et peut-être le plus autonome.

Le service de réponse à distance souffrirait donc d’un problème de perception et d’image : le chercheur rechignerait à utiliser un service à valeur ajoutée qui n’est pas directement corrélé à l’institution fréquentée. Mais il semble aussi que la bibliothèque s’adressant a fortiori aux chercheurs rencontre des habitus bien distincts : la bibliothèque de recherche est une résidence secondaire, dans certains cas le bibliothécaire est plus proche dans ses fonctions d’un documentaliste spécialisé de centre de recherche (un peu comme dans une BUFR) que des missions classiques du bibliothécaire d’Etat.  En cela, c’est intéressant, puisqu’il est positionné d’emblée davantage comme un personnel de référence. Hiatus d’autant plus intriguant que le SRV rencontre des difficultés à capter son public. On relèvera que cette dualité des modèles SCD / bibliothèque de centre de recherches a été souligné par Joëlle Claud et Pierre Carbone dans le dernier rapport de l’IGB intitulé Les ressources documentaires pour la recherche au sein des sites universitaires, dans la partie 3 intitulée « Services communs de documentation et centres de documentation recherche : un positionnement différent, des activités de plus en plus convergentes ».

Toujours est-il que pour le moment, le réseau semble rester solidaire pour porter une « marque » commune, quoique le choix de l’une au détriment de l’autre pourrait changer la donne.

Services de questions-reponses, retour sur expérience et pistes d’innovation

Voici les interventions qui ont été faites au cours de la journée du 26 octobre 2012 à l’occasion des « Rencontres de Rue des facs », qui s’est tenue au Musée du quai Branly.

Cécile Clarac a relaté le choix du SICD du PRES de Université de Toulouse, qui s’est porté sur le « combo » Altarama RefTracker (service asynchrone) et RefChatter (service synchrone). On notera au passage qu’il préexistait alors deux services de réponse à distance : Eureka et Sés@me. L’expérience confirme la pertinence de l’absorption des guichets à formulaires sous une marque unique.

Deux autres points à souligner : la volonté d’intégration totale aux services de l’OPAC et la variété des établissements du réseau (en plus des établissements du SICD, : INP, INSA, ISAE…).

Avec beaucoup d’humour, Cécile Clarac nous relate la petite déception sur la teneur et le sérieux des demandes en direct.

Une Question ?, à l’instar d’Ubib (dont la part de questions par chat devrait atteindre 80% désormais), confirme avec 57% de demandes en direct la réelle existence d’une demande sur ce service.

Pour ma part, j’ai présenté le fruit de ma veille sur les solutions techniques qui se présentent dans le cadre du service de réponse à distance en bibliothèques.

Avec la belle surprise de voir émerger les solutions de Sprinshare (dont la politique tarifaire devrait lui faire tenir le haut du pavé d’ici quelques années), proposant des outils complètement intégrés (dont j’ai déjà parlé ici) : LibAnswers (asynchrone et LibChat (synchrone).

Pour le reste, je me suis penché sur des solutions open source qui semblent techniquement assez abordables (mais pouvant nécessiter un prestation en ingénierie de développement, pour une pleine intégration des spécificités techniques liées à l’activité bibliothéconomique) : elles utilisent principalement php et mysql, avec un peu de python ou de ruby ici et là.

Marie-Françoise Defosse, consultante en formation en documentation, professeure associée à l’ENSSIB, nous a relaté son expérience de formatrice au « savoir-répondre ». Pour mémoire, l’ENSSIB, Ubib, PingPong, et désormais la BNF (Sindbad) font appel à son expertise. La démarche de M.-F. Defosse est centrée sur la recherche de qualitatif dans le pilotage d’un service de questions-réponses : pour cela, un mot d’ordre, « harmoniser sans formater ».

L’essentiel de la difficulté semble résider dans le fait de parvenir à conjuguer « savoir-faire et organisation » (cette difficulté d’organisation inter-établissement revenant régulièrement dans les débats professionnels, notamment dans la perspective d’une offre de service synchrone…).

Silvère Mercier (BPI) est revenu sur l’expérience « hors plateforme dédiée » (QuestionPoint) de Bibliosésame. Le réseau de lecture publique utilise depuis plus d’un an la page officielle Facebook Bibliosésame comme outil de réponse sans aucune autre intermédiation. Le jeu de rôles, avec des trombines virtuelles, permet d’avoir accès à l’expertise d’un professionnel de l’une des bibliothèques du réseau.

Néanmoins, il y a une réflexion que j’aurais voulu apporter : un service de Q/R sans caractère privé me semble échapper à la définition que Nicolas Morin donne d’un service de référence virtuel. Tel est également le cas du Guichet du Savoir qui échappe à l’acception originale.

Frédéric Duton et Sophie Pithon (SCD des universités de Poitiers et du Mans) ont proposé une analyse de l’activité d’Ubib depuis 4 ans (lancement officiel en 2009). De 7 membres, le réseau ouest-atlantique est passé à 17, en introduisant notamment les SCD des Antilles et de la Guyane et la Polynésie française. C’est le service qui se distingue le plus dans le paysage des SRV français par sa réussite du service en direct (50 heures d’ouverture hebdomadaire du chat) et la célérité du service de réponse par courriel (48 heures seulement).

Deux aspects sont importants dans la conduite de projet : le développement d’une culture commune et la communication.

(note : je n’ai pas pu intégrer le Prezi à WordPress, le code disparaît)

http://prezi.com/pgdbgugg-3ft/ubib-presentation-26102012-ruedesfacs/

Enfin, Isabelle Copin est revenue sur le lancement du service de « chat » à la Bibliothèque nationale de France, ainsi que la mise en oeuvre d’une base de connaissances interrogeable. Cette dernière, pouvant être moissonnée par le catalogue générale, permet de recycler la recherche d’information et par conséquent d’optimiser la célérité de réponse. On notera que de nombreuses questions sont adressées par téléphone et basculées manuellement (le logiciel QuestionPoint permettant le versement de questions n’étant pas adressées par formulaire). Le volume est conséquent, puisque 800 questions sont adressées mensuellement.

« Idem velle, ac idem nolle »

La photo n'est pas sous CC, tant pis !

La photo n’est pas sous CC, tant pis !

Je vais essayer d’être professionnellement caustique sans tremper dans la complète mauvaise foi.

Rien ne m’autorise spécialement à ce commentaire qui n’engage que ma personne, mais ça va parfois mieux en le disant. Il est vrai que je n’ai ni le statut (contractuel depuis une date que j’ai fini par laisser à mon incurie), ni une quelconque aura professionnelle qui me situerait comme une voix de référence.

La souscription à un service mutualisé exigerait, cela semble aller de soi (j’ai horreur de ce genre de sophisme), de ne pas initier dans le même temps un service concurrent à l’échelle de son établissement.

C’est pourtant une mouvance inquiétante que l’on a vu naître dans les BU parisiennes.

A l’image de la célèbre devise de Salluste, le mot d’ordre contagieux semble se résumer à « Idem velle, ac idem nolle » (les mêmes désirs et les mêmes répugnances).

La mutualisation, oui : pour amoindrir les coûts fonctionnels.

La mutualisation non : ça n’est pas représentatif de la rayonnante singularité de son établissement.

Je souhaite adresser un signe à la communauté : le collaboratif, au même titre que le logiciel libre, n’est aucunement synonyme de truchement à phynance.

C’est le moyen de trouver une véritable synergie inter-bibliothèque, à travers des services entièrement coopératifs.

Aujourd’hui, on doit craindre les deux pas en-arrière et la récession des projets mutualisés, au profit des services intégrés aux établissements.

A l’heure où l’on fait l’article d’OCLC WMS (le web-scale management service), où l’on parle tant de SGBM, les bibliothèques, en bonnes jani bifrons, opèrent un retour concomitant à la petite officine.

« Le service de référence mutualisé n’est pas à notre image ».

Un service de référence virtuel mérite-t-il d’être différencié ? Faut-il alourdir ce service indispensable en le doublonnant ? A l’aune de quoi va-t-on évaluer des services disparates ?

J’ai une grande difficulté à comprendre le point de vue de ceux qui jouent le jeu de la mutualisation tout en s’y soustrayant.

Il est parfois difficile de savoir ce que l’on veut. Mais on doit savoir ce que l’on ne veut pas.

Askbot, plateforme open source de questions-réponses

Continuons notre banc d’essai du côté de l’open source, avec Askbot, développé au Chili. A savoir que les développeurs proposent également un accompagnement de projet, ainsi qu’une formule hébergée (à l’instar de WordPress) de type nom.askbot.org, pour 14,99$ par mois (limité à 500 utilisateurs). Ce programme est écrit en Python et Django, il utilise les systèmes de gestions de bases de données MySQL et PostgreSQL.

La tendance à l’intégration aux CMS se confirme et on peut s’en réjouir, les modules existants étant insuffisants dans les CMS les plus performants.

Ses auteurs l’ont publié sous licence General Public License 3.

L’accompagnement de projet proposé s’articule autour de quatre thèmes :

  • Integration d’ Askbot avec votre CMS/Site actuel
  • importer des données d’autres forums/systèmes
  • Développer des fonctionnalités/options personnalisées
  • Développer des thèmes personnalisés
  • Aider au processus d’installation de la plateforme

Les fonctionnalités sont quasiment identiques à Question2Answer et Shapado.

Je reviendrai sur AskBot après test de la version hébergée.

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